Un visage du Parc naturel

Derrière les projets, les animations, les études et les actions menées sur le territoire, il y a avant tout des femmes et des hommes passionnés. À travers notre série « Un visage du Parc », nous vous invitons à découvrir celles et ceux qui font vivre le Parc naturel Viroin-Hermeton au quotidien.

Nous vous proposons ici de partir à la rencontre de 

Yorick DELNOY

Peux-tu nous expliquer ton rôle au sein du Parc naturel ?

Je suis chargé de missions biodiversité. Mon travail consiste à préserver et restaurer la biodiversité sur le territoire du Parc naturel. Cela passe par des actions très variées : le suivi de certaines espèces animales et végétales, la création d’aménagements favorables à la faune, la gestion de projets ou encore la sensibilisation du public.

Concrètement, une journée peut m’amener à participer à un inventaire d’espèces exotiques envahissantes, à suivre une colonie de chauves-souris dans le clocher d’une église, à installer des nichoirs ou à préparer un projet de conservation à mon bureau.

Sur quels projets travailles-tu actuellement ?

Je participe notamment à deux projets européens Interreg : AITIMI et TAMISEE.

Le projet AITIMI s’intéresse aux corridors écologiques, c’est-à-dire aux connexions qui permettent aux espèces animales et végétales de se déplacer entre différents habitats. L’objectif est ici de favoriser ces déplacements le long des itinéraires cyclables et des voies vertes.

Le projet TAMISEE, quant à lui, porte sur la pollution lumineuse. L’éclairage artificiel nocturne peut avoir un impact important sur la faune, notamment sur les chauves-souris et les insectes. Le projet vise à mieux comprendre ces impacts et à proposer des solutions adaptées.

Je travaille également sur le projet Anciennes Carrières, qui consiste à valoriser ces sites parfois méconnus mais qui peuvent accueillir une biodiversité remarquable, ainsi que sur l’opération Combles et Clochers, dédiée notamment à la protection des chauves-souris et de certaines espèces d’oiseaux qui trouvent refuge dans les bâtiments.

Enfin, je participe aux plantations de haies lié au projet LoCal’Bois, qui vise à développer une ressource locale en bois énergie tout en renforçant le maillage écologique du territoire.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

La diversité des missions.

Une journée, je peux être derrière mon ordinateur à préparer un projet ou analyser des données. Le lendemain, je suis sur le terrain à la recherche de reptiles dans une ancienne carrière ou à observer des chauves-souris dans un grenier.

Cette variété est extrêmement stimulante et permet de découvrir constamment de nouvelles choses.

Tu as déjà vécu un moment marquant depuis ton arrivée au Parc ?

Oui, la découverte de ma première coronelle lisse de la saison !

J’étais simplement occupé à installer des plaques destinées au suivi des reptiles sur différents sites. Sous l’une des plaques oubliées l’année précédente se trouvait une coronelle lisse, parfaitement installée. C’est un serpent discret et relativement rare, donc tomber sur lui de manière aussi inattendue restera un excellent souvenir.

 

Tu sembles avoir une affection particulière pour les reptiles…

C’est vrai ! Même si j’apprécie l’ensemble de la biodiversité, j’ai un faible pour l’orvet fragile.

Beaucoup de personnes le prennent pour un serpent alors qu’il s’agit en réalité d’un lézard sans pattes. Les jeunes individus présentent de magnifiques reflets dorés et argentés. Je trouve qu’ils ressemblent à de petits bijoux vivants.

Grâce au projet Anciennes Carrières, j’ai la chance d’en observer régulièrement.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

La diversité des missions.

Une journée, je peux être derrière mon ordinateur à préparer un projet ou analyser des données. Le lendemain, je suis sur le terrain à la recherche de reptiles dans une ancienne carrière ou à observer des chauves-souris dans un grenier.

Cette variété est extrêmement stimulante et permet de découvrir constamment de nouvelles choses.

Tu as déjà vécu un moment marquant depuis ton arrivée au Parc ?

Oui, la découverte de ma première coronelle lisse de la saison !

J’étais simplement occupé à installer des plaques destinées au suivi des reptiles sur différents sites. Sous l’une des plaques oubliées l’année précédente se trouvait une coronelle lisse, parfaitement installée. C’est un serpent discret et relativement rare, donc tomber sur lui de manière aussi inattendue restera un excellent souvenir.

 

Quel est ton plus beau souvenir de naturaliste ?

Lors de mon précédent emploi dans un bureau d’études, j’ai participé à des captures de chauves-souris dans le cadre de suivis scientifiques.

L’objectif était d’équiper certains individus d’un petit émetteur radio afin de localiser leurs gîtes et de mieux comprendre leurs déplacements. La première chauve-souris que j’ai dû démêler d’un filet restera gravée dans ma mémoire. C’était une femelle Grand Murin, l’une des plus grandes chauves-souris présentes en Belgique. Une expérience impressionnante pour tout naturaliste.

Qu’est-ce qui te motive à te lever le matin ?

Les collègues, sans hésiter.

J’ai été très bien accueilli et il règne une véritable dynamique au sein de l’équipe. J’apprécie aussi le sentiment de contribuer, à mon échelle, à des projets qui ont un impact concret et positif sur la biodiversité locale.

Une valeur importante dans ton travail ?

L’engagement.

S’investir pleinement dans les projets, être fiable pour ses collègues et essayer de mener les missions jusqu’au bout avec sérieux me semble essentiel.

Si tu devais nous faire découvrir un coin du territoire ?

Je n’ai pas encore eu le temps d’explorer l’ensemble du Parc naturel, mais il y a un endroit que j’apprécie particulièrement près de chez moi : un petit étang avec un banc installé sur la berge et une hutte de castor au milieu de l’eau.

Je n’ai pas encore eu la chance d’y observer son habitant, mais j’espère que cela arrivera un jour.

Plutôt forêt, rivière ou prairie ?

Rivière.

Lever ou coucher de soleil ?

Coucher de soleil.

Que fais-tu lorsque tu n’es pas au travail ?

J’aime beaucoup la randonnée et la photographie nature. Les deux vont d’ailleurs très bien ensemble et offrent toujours de belles occasions d’observer la faune et les paysages autrement.

Un livre à recommander ?

Un an dans la vie d’une forêt, de David G. Haskell. Un ouvrage passionnant qui invite à observer la forêt avec un regard nouveau.

Une citation qui t’inspire ?

« Actuellement, l’homme mène une guerre contre la nature. S’il gagne, il est perdu. » — Hubert Reeves.

Coronelle lisse, grand murin, orvet fragile et hutte de castor : pas de doute, Yorick est déjà bien plongé dans l’univers du Parc naturel. Une chose est certaine : nous sommes ravis de l’accueillir parmi nous. Et si vous passez un jour à la pause café, gardez un œil sur la table… ses pâtisseries ont déjà acquis une certaine notoriété au sein de notre équipe !